Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 21:03

il-etait-une-fois-en-Anatolie.jpg



Un film turc lent et superbe mais un peu lourd à la fin (L’autopsie m’a semblé longue).
Des hommes cherchent un cadavre : un Procureur, un Docteur, un commissaire, des flics, des militaires, et deux suspects qui doivent dire où est le cadavre. 
L’Anatolie est parcourue par trois voitures la nuit, les fonctionnaires ne font pas de tourisme, ils ont un travail et un travail ingrat, mais ils discutent à bâtons rompus de petites choses de la vie quotidienne comme la mauvaise odeur d’un yaourt délicieux que fait ma maman ou bien du grand problème que pose à chacun des ces hommes, rudes ou cultivés, la femme. La leur, comme celle, vivante et casse bonbon du Commissaire ou celles qui sont parties après un divorce, pour le médecin par exemple, ou une mort énigmatique pour le Procureur.

Le film est traversé par deux femmes réelles, une jeune fille lumineuse qui apporte du thé avec des bougies, et la veuve dont le mari a été assassiné.
 Les protagonistes ont une part sombre. Nous les écoutons avec émotion, car cela se passe en Anatolie, mais le rapport Homme-Femme est traité ici avec Grandeur. C’est de l’Universel que ce film nous parle

 

Par lalige - Publié dans : films DVD etc
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 20:41

Un début dansé, chaloupé et magnifique: des femmes en noir vont au cimetière. Certaines sur des tombes chrétiennes, d’autre, juste à coté, sur des tombes musulmanes. Elles pleurent des hommes morts à la guerre. Le ton est donné, un peu simpliste : les femmes, généreuses et inventives sont pour la paix, les hommes, décrits comme des grands gosses, se battent bêtement entre eux. C’est manichéen mais ça marche assez bien dans un décor de carton pâte avec à gauche l’église et à droite la mosquée. Une mignonne romance genre Roméo et Juliette mais dans un même village aux deux religions, des petites profanations qui enflamment chaque communauté croyante tour à tour. Bagarres stupides. Les femmes solidaires et soudées inventent d’incroyables stratagèmes pour “calmer” les hommes.
On se demande où cela va aller ...
Un fils  part en voyage et revient mort...
La fin, presque dansée par des hommes en noir est superbe.
Le titre prend alors tout son sens symbolique et j’ai pleuré, émue par ces funérailles. Je n’étais pas seule à être touchée.

 

 

 

 

 

Par lalige - Publié dans : films DVD etc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 19 août 2011 5 19 /08 /Août /2011 08:07

le miroir, objet chéri d’Almodovar:

“regarde toi ...”

“regarde ce que j’ai fait de toi ...”

 

 

La piel que habita

 

 

Malentendu sur le désir du médecin : que veut-il ? Son regard est-il d’amour ou de haine ?

 

 

 

un malentendu sur la drogue, chiasme maladie mentale, psychiatrie et  drogue en ville.
Vicente dragueur  demande à Norma, jeune fille juste un peu inhibée “tu es chargée ?”
elle répond en donnant une longue liste de médicaments de psychiatrie lourde.
Lui il est simplement drogué.

 

le comble de l’horreur (un acte chirurgical contre nature et contre la volonté de Vicente) est mis en image sobrement, d’abord la chirurgie, dont on ne sait encore rien. Que feront-ils ces chirurgiens clandestins ? Puis son résultat pour comprendre : Vicente se regarde dans la glace. Le spectateur ne voit rien, mais maintenant il sait, c’est tout.

Signé Almodovar


 

Par lalige - Publié dans : films DVD etc
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 15:15

Adaptation du célèbre roman gothique de Matthew G. Lewis, publié en 1796, « Le Moine » raconte le destin tragique de Frère Ambrosio dans l’Espagne catholique du XVIIe siècle.

Le cinéma a transformé le roman en Harry Potter dans la Grande Espagne du XVIIe siècle ou Matrix sans complication, en ne gardant que la lutte du bien et du mal. J’explique : le bien, c’est être moine et chaste, pour glorifier Dieu et le mal, c’est aimer une femme jusqu’au bout … si vous voyez ce que je veux dire.

« Satan a le pouvoir qu’on veut bien lui donner », prêche Don Ambrosio qui est au départ vertueux avec un visage triste. La vertu ne semble pas rigolote, rigolote. Il va forniquer et son visage sera encore plus triste et sombre à la fin. La joie, non, elle n’est pas dans ce film. Même pas dans le rire sardonique du diable, faustien, qui se trouve superbement habillé en Hidalgo avec fourrure en plein cagnard, dans le désert…

J’ai bien aimé la lecture du Psaume 6 :

            Yahvé, ne me châtie point dans ta colère,

            Ne me reprends point dans ta fureur.

            Pitié pour moi, Yahvé, je suis à bout de force,

            guéris moi, Yahvé, mes os sont bouleversés,

            mon âme est toute bouleversée.

 

Le-moine.jpg

  

Le pauvre moine était surtout bouleversé par la beauté d’une charmante jeune fille.

Un combat du bien et du mal digne de Don Quichotte.

 

Par lalige - Publié dans : films DVD etc
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 09:39

 

La séparation, Film iranien d'Asghar Farhadi 

 

la séparation

 

 

un divorce en Iran, cela pourrait être en France. Un couple, que l’on nous dit faire partie de la petite bourgeoisie, se sépare. Elle veut quitter son mari et  l’Iran mais pas sans sa fille. Lui veut rester près de son père malade. Ce couple en rupture va croiser un autre couple pauvre et courageux.  Le mari, impulsif, violent a des dettes et des ennuis avec la justice et sa femme est soumise au mari (sauf qu’elle va lui cacher qu’elle travaille comme garde malade auprès du vieux papa) et elle est très pieuse. Jurer sur le Coran à propos de la cause d’une fausse couche exige qu’il n’y ait aucun doute sur la cause de la fausse couche.


Le scénario est admirablement ficelé, compliqué, et diabolique. Les dialogues sont formidables. Les personnages essaient tous de dire la vérité, ils croient tous avoir raison et devant les juges nous écoutons, médusés, des joutes oratoires . La justice Iranienne est omniprésente. Au début le spectateur est invité à juger un divorce. Durant le film, nous irons souvent au tribunal. Ça parle. Ça parle. Comment juger ? À la fin, nous serons encore au tribunal  .... La fin, voilée, est limite insupportable.
un grand film Iranien, un grand film humain.

Par lalige - Publié dans : films DVD etc
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés