Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 15:51

Magnifique... un film de Woody Allen qui nous réjouit avec une romance légère et onirique.

 

Un Américain doit se marier avec une Américaine convenable et en beige passe partout affublé de parents convenable aussi et beige aussi. Grace à l’inventivité de Woody Allen et à la magie du cinéma, le fiancé échappe tous les soirs à la réalité et sort à Paris vers minuit. Il fait des rencontres improbables et bien arrosées et échappe en fin de compte au mariage convenable. Il écrira son livre, vivra une vie de bohème à Paris avec un pimpante Parisienne qui aime la musique de Cole Porter.

 

J’étais contente pour lui.


 

Minuit-a-Paris.jpg

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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 15:44

Naoko aime Kizuki mais il est impuissant et se suicide. Le suivant s’appelle Watanabe. Il retrouve Naoko amie d’enfance, et tous les deux fêtent l’anniversaire de Naoko et - est ce le saké ? - ils ont une relation sexuelle. Naoko déprime, fuit et se réfugie dans un endroit magnifique et vaguement mystérieux genre hopital psy mais ça ne se voit pas du tout. Nul soignant n’est vu. Elle partage sa chambre avec une femme plus agée qui semble chargée de la surveiller. Watanabe y retrouve Naoko dépressive qui lui demande d’attendre. Printemps, été, automne , hiver, des paysages superbes dans lesquels le cinéaste nous ballade gentiment, mais Naoko se suicide.

 

"L’impossible rapport sexuel" aurait été un meilleur titre que "la ballade de l’impossible".

 

Bref, je n’ai pas vraiment aimé, alors que le roman est paraît-il formidable. La-Ballade-de-l-Impossible.jpg

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Vendredi 13 mai 2011 5 13 /05 /Mai /2011 06:48

Fac des lettres , Nice laboratoire du CEPHEN conférence le 11.05.11, à l’université Carlone,

 

CHIASME ENTRE PHENOMENOLOGIE ET PSYCHANALYSE

Docteur Philippe De-Georges

Voir les rencontres faites entre les deux champs (bonnes ou heurts) ; parfois collaborations, parfois affrontements.

BBG : Binswanger.- Analyse existentielle et psychanalyse freudienne.

Binswanger avait 25 ans de moins que Freud mais néanmoins amis. Ce qui le rend intéressant c’est qu’il était proche de Freud ,  et qu’il se  soit formé à la psychanalyse mais toute sa recherche a été une lutte avec ou contre la psychanalyse de Freud.

« Chiasme » lu sous la plume de Jacques Derrida, Derrida parlait d’un chiasme entre Freud et Lacan.

(souvent un chiasme entre Derrida et  Lévinas)

Pour Derrida idée d’un carrefour, d’une confluence entre deux chemins avec des échanges et qui se séparent. Levinas aimait d’autant plus le mot chiasme qu’il s’en référait à la définition grec : X Chi- ich (parfois écrit ish, isch = en hébreux veut dire homme). Chez Chouraqui ce ish est associé à Adam, bible (ancré dans la terre, l’homme de la terre). Ish = homme, icha = mot utilisé pour appeler Eve (le petit a en plus pour un homme dans la genèse)

Jacques Derrida a beaucoup dialogué avec Lacan et il était freudien. « Les lumières de l’avenir devrait aussi nous enjoindre de compter avec la logique de l’inconscient »

Croisements psychanalyse  et phénoménologie chez Lacan :

Voir la thèse de médecine qui date de 1932, à cette époque, de nombreux intellectuels  remettaient en cause les bases de la pensée en Europe. En particulier dans la psychiatrie à propos de la folie : qu’est-ce qu’un homme ? c’est l’époque ou Husserl pouvait inviter à penser de la crise de la science et la raison. Patiente « Aimée »  après passage à l’acte meurtrier (délirante paranoïa). Elle a été republiée en 1975. « la paranoïa c’est la personnalité », c’est une thèse non de psychanalyste mais une thèse jaspersienne. Jaspers est à cette époque une référence pour Lacan à propos de la génèse de la folie et le lien entre la folie et le passage à l’acte. Lacan est très attentif au discours de la patiente tout en l’élaborant et le référant à une classification psychiatrique. « qu’est-ce qu’un sujet qui pense que l’autre veut sa perte ? » la cause est-elle organique ou psychogène ? Lacan tranche pour la psychogénèse en s’appuyant sur les travaux d’un grand psychiatre allemand qui s’appelle Kretschmer (modalité particulière de paranoïa). Kretschmer avait pris le contrepied de l’école allemande de psychiatrie de Kraepelin qui avait  une hypothèse organique (le phénomène élémentaire traduit la désorganisation du psychisme). Kretschmer, lui, il écoute le sujet et en particulier l’évènement (un avant et un après) ; la vie du sujet change non pas à cause d’un déficit mais parce que ce qui se passe provoque (évènement, caractère) une rupture, l’histoire de ce sujet et l’ensemble des évènements qu’il a vécu qui l’ont sensibilisé à un déchirement. Cette prédisposition caractérielle, produit la psychose dans la rencontre avec l’évènement. Le sujet ne peut pas décider de l’attitude à tenir : conflit entre exigence pulsionnelle et ses exigences morales qui sont toujours chez ces sujets très élevées. Lacan va soutenir que la folie est une expérience limite qui éclaire la condition humaine en général. Il se penche sur tout l’apport freudien sur la folie. Freud la définit comme une pathologie narcissique. Lacan se fait à ce moment lecteur de Freud, il prend ce qui est dit sur la psychose (cf le cas Shreber) mais pour Lacan  cela ne suffit pas. Il va pendant 20 ans réformer sa lecture de Freud. « ce n’est rien d’autre que le chacom de son propre être que l’aliéné cherche à atteindre…p.175.

Dans sa  thèse de 1932,  Lacan dit que c’est elle-même, son propre idéal qu’elle frappe (rapport du moi au narcissisme et son idéal)

Flirt de Lacan avec Merleau-Ponty. Il est d’une très grande proximité avec Merleau Ponty  sur la connaissance et la perception

Dialogue à distance de Lacan avec Sartre ( cf pulsion de Ph de G p.195) « l’homme est marqué par un manque d’être »Sartre. Le paradoxe du comédien. (cf le garçon de café, huis clos). Binswanger : on atteint son être quand la mort (jouissance plus vrai)…cf Keen pièce de théâtre (à quel moment est-il son être, il est plus vrai quand il joue que dans la vie). A quel moment je suis vrai : est un geste ou un acte. Ce qui nous définit le mieux ce sont nos actes. Lacan avec le stade du miroir (aliénation du petit homme au semblable). Il y a deux sens de l’autre : l’altérité avant moi, l’altérité de l’autre en moi. Chez Lacan Sartre a un écho immédiat et il va décrire le désir « le manque à être », on cherche pour trouver un supplément d’être.  Cf propose sur la causalité psychique p. 154, dans Ecrits « la question de la vérité conditionne dans on essence le phénomène de la folie…il tient à l’être même de l’homme »

Binswanger met en question la question du psychisme de Freud.  L’autre lieu de causalité de l’organique et le psychisme, serait la causalité « Endon » de Bar (endon comme endogène).

Autre chiasme c’est Heidegger autour de plusieurs thèmes : alétheia (vérité), logos (Lacan va traduire cet ouvrage), et Das Ding/ Dasein. Aletheia : l’éthé de voile. La découverte d’une vérité est un dévoilement. Logos : Lacan soutient que l’allemand est l’héritière de la langue grec ancienne dans sa capacité à parler de l’être. Autre notion heideggérienne que Lacan utilise Sein zum Tot ( être-pour-la-mort autre traduction être-vers-la-mort plus proche du terme allemand). En 1950 Lacan va dire que la psychanalyse a pour fin la subjectivation de l’être-pour-la-mort.  Pour Das Ding , Lacan l’emprunte chez Freud. Freud était animé par la question de la réalité et il avait le souci de comprendre qu’est-ce qui fait que l’on répète « c’est plus fort que moi », à notre insu qui semble faire destin (une chose qui est apparue comme une contingence, se répète et semble faire loi de sa destinée). Freud avait une thèse selon laquelle les évènements de notre vie les plus marquants trouvent leur origine dans une empreinte précoce liée à nos expériences originelles de satisfactions ou insatisfactions. En 1895 dans Esquisse, Freud y fait l’hypothèse que nos premières relations à l’autre maternelle était le complexe qui allait notre vie future y compris nos objectifs moraux (Binswanger ne peut pas accepter cela). Donc complexe de dépendance à cet autre. Cet autre peut satisfaire mais aussi tuer (le nebenmench ). Ça fait trace mnésique. Une partie de ça va être symbolisé (die Sache) par une représentation de chose (vorstellung), une partie de cette expérience n’est pas symbolisée et tombe (fall als Ding) comme Chose. Cette idée va bcp intéresser Lacan sur la question qui peut être symbolisé et ce qui ne peut être symbolisé.

Autre chiasme chez Lacan : le tout dernier enseignement de Lacan. Il est aux antipodes du premier Lacan au moment de sa thèse, Lacan à cette fin ne fait plus aucune référence à une classification : là ou Freud a proposé ses topiques, lui propose sa topologie : symbolique/imaginaire/réèl. Ce dernier Lacan est à nouveau existentialiste (cf cours de Jacques Alain Miller à Paris), Lacan s’intéresse à la singularité irréductible de chaque sujet. Il n’est plus réaliste mais nominaliste : c’est le choix de l’existence contre l’être : cerner la solution propre à chacun au joint entre le logos et la jouissance, au joint entre le champ du langage et la jouissance c'est-à-dire le réèl du vivant.

Binswanger a construit sa pensée avec un débat contre la psychanalyse. Il va voir Freud avec son tuteur Jung.  Bleuler a créé la schizophrénie. Binswanger est un très grand critique de Freud. Ses critiques vont porter sur plusieurs points : psychanalyse n’est qu’un volet de la psychiatrie car Binswanger reste psychiatre et pour lui la psychanalyse est un outil parmi d’autres pour le psychiatre. Binswanger est très attentif des apports de Bleuler (alors qu’ils ont des points d’achoppements avec Freud l’un  a sa clinique, l’autre a sa théorie,). Bleuler invente aussi l’autisme. Freud voit dans autisme sa théorie du  narcissisme (auto-érotisme où le moi jouit de moi), jouissance autiste mais rien à voir avec érotisme du moi. Binswanger critique radicalement Freud : l’ontologie de la psychanalyse et son epistémologie. Binswanger ne va pas suivre Jung. Binswanger critique l’ontologie de Freud et son épistémologie (cf Paul Laurent Assoun sur l’épistémologie de Freud). Quel est l’idée de l’être et de l’homme chez Freud : il appelle cela l’homo Natura en s’appuyant sur les textes de Freud. Il dit que pour Fr tout ce qui se passe dérive d’un monde pulsionnel qui se trouve aux confins du psychique et du somatique et ce monde pulsionnel et que tout ce qui ce passe dans la vie dériveraient de l’expérience de satisfactions originelles. Binswanger va dire ça ça colle pas. Freud lui dit de ne pas lâcher l’inconscient mais Binswanger sans lâcher cette question de l’inconscient va choisir de s’étayer sur l’être-dans-le-monde en ce référent à la phénoménologie. Il fera reposer sa pratique sur la compréhension avec repères chez Jaspers et Husserl (c’est compréhension contre interprétation). Il est attentif sur la globalité de la personne. Il décrit comment dans la rencontre on n’engage pas que l’écoute mais aider le patient à cerner sa vérité. Lacan a réfuté le terme de compréhension en particulier par rapport à  la psychose. Leurre de l’aliénation je-tu, stade du miroir. Une relation interpersonnelle il n’y a pas deux sujets mais un seul sujet , l’analysant, c’est la position de Lacan. Freud n’a jamais renoncé à sa formation neuro-physicochimique (c’est une croyance maintenue : par exemple la pulsion de mort). Binswanger trouve cela très critiquable. Lacan a rompu avec l’épistémologie freudienne qui est une  logique positiviste, mécaniste.  Ce n’est peut-être pas vrai que l’homo natura est l’épistémologie de Freud car au fur et à mesure Freud va par exemple introduire l’aléatoire, il y autre chose qui l’anime. Binswanger à sa troisième visite à Freud vient avec Häberlin : discussion autour du concept d’inconscient. Binswanger note que l’inconscient est métapsyhique : nous le posons simplement comme réèl. Fr lui explique qu’il n’y a rien de certain concernant l’incs, tout ce que nous en savons est seulement déduit du conscient, l’inconscient n’est qu’une hypothèse , il n’y a pas de phénomènes de l’inconscient. Pr Freud l’inconscient n’est qu’une hypothèse comme cause à partir de la clinique : ce qui est phénomène c’est mots d’esprit, rêves, lapsus… à partir duquel il parle d’inconscient. Hypothèse faite pour rendre compte des phénomènes.  Fr dit à Binswanger est-ce que ce ne serait pas quchose de comparable à ce que les philosophes appellent « la chose en soi » de Kant , Häberlin dit que c’est pas cela du tout et rit. Binswanger dit il faut rester au niveau du phénomène alors que Freud derrière le phénomène recherche une cause , un lieu causal radicalement différent du conscient. Après on peut peut-être penser que « ça » comme lieu de pulsion (ça pourrait peut-être  proche de « cette chose en soi »). Noumen de Kant est une préfiguration du réèl comme impossible à dire de Lacan : p165 dans autres écrits la psychanalyse vraie et faux. La causalité pour Lacan est dans le champ du langage, causalité qu’il faut dire logique (acception des effets du logos) plutôt que psychique. « Le secret de la psychanalyse, c’est qu’il n’y a pas de psychogénèse » dit Lacan. Pas tout ne peut être mis en mots, un réèl qu’on ne peut absolument pas dire.  Point à la rencontre de la parole/ du verbe/de la chair. Binswanger remet en question la pulsion, lacan dit que la pulsion c’est l’écho dans le corps du fait qu’il y a un dire. 

Intentionnalité d’Adorno ?

Résistance à la manifestation ?

Statut phénoménologique de l’imaginaire ?

Le réèl est-elle une hypothèse nécessaire pour la psychanalyse ?

La relation à autrui, Sartre bute  sur cette question.

Chiasme Lacan et Levinas : il y a  (autrement qu’être)/réèl.


Singularité : altérité pure, inaccessibilité

Vendredi 20 mai H125 à 14h00 prochaine conférence du CEPHEN

 

 

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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 17:48

D’abord commencer par ce qui est raté : les effets spéciaux qui devraient évoquer l’expérience de la mort (un couloir sombre avec une lumière au bout du tunnel) . Des hommes disent avoir vécu cette expérience. Ils étaient morts, ils sont vivants. Les Américains adorent ces histoires à mourir ou à dormir debout. Il faudrait le voir, au cinéma, pour le croire. Il faudrait l’écrire explique, un peu laborieusement, le scénario qui concerne Cécile de France. Il faudrait l’écrire donc pour le croire.
Même au cinéma, représenter le non représentable, c’est coton. Et raté pour moi affreuse rationaliste.

Ensuite dire qu’on a aimé . Clint Eastwood raconte trois histoires et celle du petit garçon Anglais triste qui a perdu son frère jumeau est touchante de vérité et de justesse.
J’étais avec Catherine T et nous pleurions d’abord discrètement puis en même temps bruyamment (le mouchoir ...)

 

 

au-dela-copie-1.jpg

 

 

Merci Clint Eastwood. Un bon film avec un happy end ...

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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 17:20

Ce film pluvieux, qui se passe en Angleterre, est une leçon d’espoir.
Dans les pires moments des vies misérables, quelque chose de bon peut arriver: un moment d’amitié.

 

 

another-year-copie-1.jpg

 

 

Le film commence mal : une femme abîmée dépressive voudrait dormir, voudrait juste des somnifères alors que Gerry lui propose de parler de ce qui ne va pas... Sans aucun succès. Gerry lui propose de parler des bons souvenirs de sa vie ... Sans aucun succès. Elle va vraiment mal cette femme au visage raviné. On ne la reverra plus.

 

Nous suivrons Gerry dans sa vie heureuse avec un mari adorable. C’est peut être le point faible du film : ce couple (Tom et Gerry) est parfait, ils s’entendent bien. Ils reçoivent chez eux sans façon Mary, qui en fait des tonnes pour faire croire aux autres que tout va bien, tout va très bien, alors qu’il est clair qu’elle se ment à elle même mais Tom et Gerry ne sont pas dupes de son cirque. Ils la regardent avec amitié sans aucune méchanceté mais leur regard est lucide : Mary est fragile, c’est un boulet en fait.

Ken vieux gros célibataire fumeur, buveur, tentera en vain d’attirer l’attention de Mary qui va essayer de séduire Joe, le fils de Tom et Gerry pourtant beaucoup plus jeune qu’elle. Mais en vain. Mary est effondrée lorsqu’elle fait la connaissance de Katie la petite amie de Joe.

Ce film noir se termine par un enterrement lugubre. Le beau frère de Tom, le veuf Ronnie était fâché avec son fils Carl qui ne venait plus voir sa mère. Reproche glacial silencieux impuissant de la toute la famille devant le cercueil et le retard du mauvais fils qui arrive trop tard, pour la cérémonie funèbre pour sa mère.
Le formidable plan final s’arrête sur Mary, encore seule et désolée, qui, de volubile hystérique et même marrante dans son mal-être au printemps, est devenue dépressive et silencieuse en hiver.

Bref, la leçon d’espoir dont je parlais est vaguement ténue ...

Par lalige - Publié dans : films DVD etc
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