Le Film de David Cronenberg:
Sabina Spielrein, une jeune femme souffrant d'hystérie, est soignée dans une clinique psychiatrique par le psychanalyste Carl Jung. Elle devient bientôt sa maîtresse.
C’est une histoire d’amour sans amour, mais non sans désir ou bien ce n’est pas un désir noble mais de l’hystérie.
Les psychanalystes analysent sans arrêt leurs rêves. C’est le début de la psychanalyse.
Jung est marié, protestant, pas libre, il est coincé. Le bon docteur Jung hésite, il aimerait la sauter mais c’est interdit par la religion, zut alors . Et c’est aussi interdit par la
psychanalyse, nouvelle religion ... Zut encore.
Papa Freud n’est pas content.
Un livre :
Le scénario m’a fait pensé à un livre de philosophie qui parle d’un livre d’amour. “Un autre nom pour l’amour” de Mc Cullough, livre niais et illisible que je n’ai donc pas lu moi-même mais dont
j’ai entendu parler par Žižek Slavoj mon philosophe préféré :
Une infirmière dans un hôpital psychiatrique est déchirée , divisée entre son devoir professionnel et son amour pour un patient. Elle renonce à l’amour (le moralisme le plus insipide gagne). Elle
est victime de son devoir, elle renonce à la passion amoureuse.
Voici la fin du livre que vous n’aurez pas besoin d’acheter donc ...
“Elle avait un devoir tout tracé... car il ne s’agissait pas d’un simple travail, routinier, sans âme. Elle y mettait tout son coeur. Voilà ce qu’elle devait, non, ce qu’elle voulait faire de sa
vie. Elle était en paix avec elle même. Car elle savait, désormais, que le devoir, la plus tyrannique des obsessions n’était qu’un autre nom pour l’amour”;
Žižek, mon philosophe préféré, explique que c’est là un vrai tour dialectique hégélien.
une négation de la négation
l’amour, c’est interdit, mal (première négation, si j'ai bien compris)
le devoir c’est pas rigolo (seconde négation , si vous voyez ce que je veux dire)
mais si l’infirmière pense que le devoir c’est un autre nom pour l’amour, youpi c’est gagné.
ils sont forts les philosophes ...
La morale de ces deux histoires : évitez les hôpitaux psychiatriques, ça complique les choses de l’amour...
Un film remarquable pour des lecteurs de Victor Hugo (1802- 1885)et de Jean Jaurès (1859 -1914).
Victor Hugoavait écrit un long poème « Les pauvres gens » . Lui marin, elle brave femme, sans le
sous, ils prennent chez eux deux orphelins alors qu’ils ont déjà des enfants à nourrir. Pas besoin de lire Spinoza pour ce faire.
Jean Jaurès reçu premier à l’école normale supérieur, reçu avant Bergson.La politique avait du panache :« Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est
d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel. »
Mais en vrai c’est un film à Marseille au 21ème siècle. Du panache au cinoche, près de chez nous.
Dans le film Ariane Ascaride c’est la pauvre femme, Jean Pierre Daroussin est le pauvre marin, licencié C.G.T. d’un chantier naval.
Il y a une scène sublime dans un café : un jeune serveur décrit les vertus antidépressives de la Marie Brizard que le serveur conseille dans les
peines d’amour. Mais Ariane n’a pas de peine de cœur, il lui sert alors un truc grec dont j’ai oublié le nom mais qui remonte grave le moral d’Ariane.
Un bon film, une jeune juge, inexpérimentée mais au grand cœur, se bat pour une femme qui a deux enfants et des dettes plus un dossier de surendettement. La juge tombe malade et platoniquement
amoureuse d'un vieux juge (pardon Vincent Lindon) lequel va prendre la relève dans ce dossier.
Un très beau cadeau à la fin : un parfum (mais je ne vous raconte pas, j'ai pleuré)
Un film turc lent et superbe mais un peu lourd à la fin (L’autopsie m’a semblé longue). Des hommes cherchent un cadavre : un Procureur, un Docteur, un commissaire, des flics, des militaires, et deux suspects qui doivent dire où est le
cadavre. L’Anatolie est parcourue par trois voitures la nuit, les fonctionnaires ne font pas de tourisme, ils ont un travail et un travail ingrat, mais ils discutent à bâtons
rompus de petites choses de la vie quotidienne comme la mauvaise odeur d’un yaourt délicieux que fait ma maman ou bien du grand problème que pose à chacun des ces hommes, rudes ou cultivés, la
femme. La leur, comme celle, vivante et casse bonbon du Commissaire ou celles qui sont parties après un divorce, pour le médecin par exemple, ou une mort énigmatique pour le Procureur.
Le film est traversé par deux femmes réelles, une jeune fille lumineuse qui apporte du thé avec des bougies, et la veuve dont le mari a été assassiné. Les protagonistes ont une part sombre. Nous les écoutons avec émotion, car cela se passe en Anatolie, mais le rapport
Homme-Femme est traité ici avec Grandeur. C’est de l’Universel que ce film nous parle
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